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Entre vents et tempêtes, de franches éclaircies.

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Alger. Lundi 29 octobre 2012. Très tôt le matin, l’avion transportant Hilary Rodhman Clinton, secrétaire d’Etat  américaine, atterrit sur le tarmac de l’aéroport Houari Boumediene. La visite prévue initialement pour mardi a lieu finalement une journée plutôt. Ce voyage obéit peut-être à un timing dont l’urgence est imposée non pas par la situation au Sahel mais plutôt par la conjoncture politique interne des Etats-Unis. A Alger où l’ambiance est paisible, le temps  ensoleillé et le ciel bleu azur, la Secrétaire d’Etat américaine oublie, pour une journée, les turbulences politiques américaines induites par une campagne présidentielle au finish extrêmement disputé ainsi que les premiers désagréments causés par les perturbations climatiques qui commencent à s’abattre  sur le Nord Est des Etats-Unis. Hilary Clinton  semble apprécier la douceur du climat algérois et est séduite par l’accueil chaleureux qui lui est réservé.  L’ouragan Sandy s’approche des côtes  est-américaines et New York est particulièrement exposé au déferlement des éléments.  La visite à Alger est assez brève mais intense en activités. Les entretiens  portent principalement, selon certains observateurs, sur la situation au Sahel  et sur la coopération entre les deux pays. Les vents de l’ouragan Sandy commencent à souffler très fort sur le New Jersey et les prémices d’une catastrophe nationale sont déjà là. Actualité météorologique oblige, les deux candidats à l’élection présidentielle américaine suspendent provisoirement leurs campagnes électorales. Obama décrète l’Etat de catastrophe naturelle et ne veut pas reproduire les erreurs de Bush face à Katrina. Romney participe à une collecte de fonds. La Secrétaire d’Etat américaine est reçue par les plus hautes autorités algériennes et rien ne filtre sur la teneur des entretiens qui ont eu lieu avec les responsables politiques et militaires algériens. Une déclaration communiquée à l’issue de cette visite fait référence à la mise en place d’un comité d’experts mixte algéro-américain en vue de suivre l’évolution de la situation dans le nord du Mali. 



Les perspectives de mise en place d’un partenariat stratégique entre les deux pays, qui confortera  le rôle pivot et central de l’Algérie dans la région, semblent  avoir été passées en revue au cours des entretiens bilatéraux. Si une approche convergente de la situation au Sahel s’amorce, elle permettra de calmer les ardeurs bellicistes de ceux qui privilégient l’intervention militaire au Mali. Et il faut vite décevoir ceux qui décidément ne comprennent pas que la stabilité de notre pays est jalousement gardée par notre peuple meurtri par une décennie d’évènements tragiques et est portée à bras-le-corps par notre pays enfin sorti de l’œil du cyclone. 

Et même avec un mandat des Nations-Unis, la guerre est toujours inopportune et ne se déclare pas juste comme ça, à cause d’une saute d’humeur où suite à  un claquement de doigts. Aux Etats-Unis  la situation s’aggrave d’heure en heure et la ville de New York commence à subir les dégâts causés par la force de l’ouragan.  32 morts, 8 millions d’habitants  privés d’électricité,  50 habitations détruites par un incendie dans le Queens, un métro partiellement inondé, 3 centrales nucléaires à l’arrêt et 11000 vols d’avions déprogrammés sont quelques uns des éléments constitutifs d’un premier bilan qui risque de s’alourdir. Michael Bloomberg, maire de New York,  demande à ses administrés de prier pour les nombreuses  victimes de l’ouragan. Les heures passent et la force de l’ouragan commence à faiblir. Il est déclassé en tempête et se dirige vers le Canada.  L’expédition militaire au Mali n’aura peut-être jamais lieu.  L’anniversaire du 1er novembre 1954 est déjà là. Un évènement majeur qui ne cessera jamais de nous rappeler qu’en Algérie, les causes défendues et les combats menés ont toujours été justes et nobles. La Secrétaire d’Etat américaine a déjà quitté Alger … 

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