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Ce sud qui nous fait si chaud au cœur

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Dans l’un de nos précédents textes nous relations déjà ce sud de l’Algérie qui nous est si cher(*). L’actualité récurrente relative à l’exploitation du gaz de schiste qui caractérise ces dernières semaines cette région de notre pays est quelque peu préoccupante et ce à plus d’un titre.



Même s’il pourrait constituer un enjeu vital pour le pays, le projet d’exploitation du gaz de schiste en Algérie n’aurai jamais du faire l’économie d’un vrai débat non pas entre économistes et politiques du sérail faisant valoir moult arguments mais entre spécialistes et fins connaisseurs de la question. Experts en questions environnementales, en géophysique, données actuelles consolidées sur les techniques de fragmentation hydraulique, représentants de l’industrie pétrolière, économistes auraient pu apporter les éclairages nécessaires pour mieux appréhender une question vitale qui continue de susciter débats mais aussi polémiques à travers le monde où certains chefs d’état ont parfois même opté pour l’interdiction pure et simple de son exploitation.
Les politiques auraient également enrichi le débat sous l’angle de l’enjeu stratégique que pourrait constituer pour notre économie l’exploitation de cette richesse naturelle enfouie dans la roche et qui constitue l’ultime poche de réserve d’énergie fossile. Et il semble également que la tradition de faire  passer tout projet vital pour le pays au forceps et sans débat a connu pour cette fois-ci  des couacs. Et projet ne constituait pas, semble-t-il  et pour cette fois-ci encore, une urgence tant le discours le plus vogue jusqu’à aujourd’hui était plutôt la recherche urgente d’un nouveau régime de croissance pour notre économie afin de l’extraire de la terrible dépendance vis-à-vis des hydrocarbures et le développement d’autres énergies alternatives que la course effrénée vers de nouveaux revenus pouvant éventuellement compenser les pertes de ressources financières que provoquera inéluctablement la chute des prix du pétrole qui constitue désormais une tendance lourde dont personne ne peut prévoir si elle est inscrite dans la durée où s’il faut espérer un changement à court terme.
Mais au-delà du peu d’intérêt accordé depuis longtemps à ce que certains appellent la communication institutionnelle et de l’inexistence d’une véritable participation des citoyens aux décisions qui engagent l’avenir de notre pays et des générations futures, le danger potentiel que peut receler  le mouvement légitime et citoyen de contestation qui se développe dans les régions du sud de notre pays et s’il ne venait pas à être géré avec intelligence, écoute et concertation serait de voir un jour contester toutes les décisions, indépendamment de leur nature, que pourraient prendre les pouvoirs publics à l’endroit de nos chères populations du sud avec tout ce que cela peut constituer comme opportunités dangereuses que ne manqueront pas d’ exploiter ceux qui dans monde ne rêvent que de provoquer la partition et la dislocation de l’Algérie.
(*) L’Algérie a toujours commencé au sud.

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