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Qui se souvient de Camp David

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Obama qui n’a pu contenir la résurgence du racisme aux Etats-Unis ni la misère grandissante du peuple noir américain suggère cette fois-ci du bout des lèvres le soutien inconditionnel de son pays à la communauté des pays du golf réunie à Camp-David pour une nouvelle grande messe dont les américains raffolent. De celles qui redonnent de l’énergie à un leadership malmené et qui permettent d’avoir toujours, au moins sur le plan médiatique, une longueur d’avance par rapport aux autres. Détenir toujours l’initiative et faire parler de soi même si la maison brûle.


Le choix de Camp David, ce lieu officiel de villégiature du président américain situé dans le Maryland, pour abriter cette rencontre n’est ni anodin,  ni fortuit. L’endroit a abrité de nombreux événements qui au lieu de construire une paix juste au Proche-Orient ont créé les conditions de la légitimation de l’aliénation du peuple palestinien, de la dépossession de sa mémoire et de l’usurpation de sa terre.
Ce choix veut encore signifier au monde musulman que l’appui des Etats-Unis a toujours un prix et  qu’il reste tributaire d’un choix qu’il faut faire sans état d’âme et sans contrepartie.  Soutenir Israël en normalisant ses relations avec lui pour n’obtenir au final qu’une Palestine émiettée pour rendre  hypothétique et sans lendemain  l’aspiration juste et légitime d’un peuple sans patrie errant depuis 1948 et dont une partie importante vit toujours dans des camps de réfugiés.
A ce rendez-vous de Camp David était absent le Roi d’Arabie Saoudite. Ce dernier sans doute instruit par l’histoire ne peut oublier que son pays à une résonance particulière dans le monde musulman. Il est ce lieu béni où s’est faite la révélation coranique et où s’accomplit l’un des piliers majeurs de l’Islam. Et souvenons-nous de la profonde blessure provoquée par la présence d’une base militaire américaine à Dahran au siècle dernier. L’Arabie Saoudite n’est donc pas n’importe qui.
Mais au-delà de ces convulsions géopolitiques qui ne révèlent pas toujours leurs soubassements, les Etats-Unis ont indéniablement d’autres préoccupations tellement plus importantes que Camp David ressemble déjà plus à un requiem qu’à autre chose. Il ne peut plus être un hymne à la joie d’une super puissance dont l’effondrement n’est plus qu’une question de temps. Les murs porteurs du géant américain se lézardent et la chute est désormais inévitable. Elle est même écrite.
Alors que faire pour transformer les puissances pétrolières du monde musulman en groupe d’influence régional qui peut compter aussi sur l’émergence sino-russe qui contredit chaque jour l’arrogance occidentale et redessine à sa manière les contours géopolitiques qui redistribueront les cartes du futur. L’idée est sans doute simple et l’opportunité est déjà là. Privilégier le rapprochement avec l’Iran et contourner l’obstacle tendu par les stratèges de la tension permanente.
L’Iran dans son inlassable combat pour la maitrise de la technologie nucléaire et l’accès au développement de sa filière civile continu de subir les foudres d’un isolement international concerté.

Il nous est même présenté comme l’ennemi dont il faut se protéger en faisant le «pèlerinage» à Camp David.  Et le croire où le penser serait une attitude suicidaire car ceux qui rêvent encore d’en finir avec l’Islam, dernier rempart contre l’aliénation de l’humanité par le pouvoir de l’oligarchie mondialiste, abattent désormais leur dernière carte. Attiser les différences et enflammer les guerres entre chiites et sunnites. Alors prudence.

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