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La déconstruction de l'Europe, ce chantier qui vient

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Note de l'auteur: 
Ce texte a été publié pour la première fois en mars 2016. Dédié à l'Europe, il reprend en partie les appréciations de Michel Rocard à propos de l'état de l'union. 

Michel Rocard, grand ami de l'Algérie et de la cause algérienne, vient de mourir. Hommage au grand homme d'état et de conviction qu'il fut toute sa vie durant.
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Entre exigence nationaliste portée à son paroxysme, projet fédéraliste essoufflé et impuissance diplomatique et internationale, l'Europe tombe en lambeaux. Et ce ne sont pas les sourires convenus des multiples rencontres entre Présidents et Chefs de gouvernement européens qui y changeront grand chose. La construction européenne est véritablement en panne, malmenée il est vrai par les égoïsmes nationaux, la boulimie des nouveaux venus notamment de l'est et ces véritables boulets, ceux communément appelés les mauvais élèves, ces pays endettés, devenus insolvables, laminés par la crise et qui risquent de faire s'écrouler tout l'édifice. Même le couple franco-allemand, jadis prétendu  moteur de l'ambition européenne, n'a plus le même enthousiasme. Et le cœur  n'y est déjà presque plus.

Femme et enfants dans un camp de regroupement en Algérie en 1959. Michel Rocard en 1969 (Gamma via Getty, Jean-Regis Roustan / Roger Viollet)


Il n'y plus d'Europe! Mais de quoi parle-t-on? Cette sentence sans appel prononcée sur un plateau de télévision par l'ancien premier ministre français Michel Rocard illustre, si besoin est,  l'impasse dans laquelle se trouve la construction européenne  qui n'arrive plus à dégager de consensus sur les grandes questions d'actualité internationale. L'Europe a disparu des écrans radars et contrairement aux Etats-Unis, à la Russie ou encore à la Chine, elle est désormais absente sur tous les terrains de conflits dans le monde. Elle ne dégage même plus de conduite commune  à tenir vis-à-vis  de la question des réfugiés qui déferlent par dizaines de milliers sur le vieux continent, fuyant souvent la guerre mais aussi la misère et prêts à tous les sacrifices pour un rêve qui vire souvent au cauchemar.
Doublée par la Russie sur la question syrienne, absente au Proche-Orient notamment sur la question palestinienne, malmenée par Obama en personne sur le rôle néfaste qu'elle a joué en Libye notamment à cause des initiatives françaises qui ont poussé à l'intervention militaire, n'ayant aucun rôle à jouer en Asie notamment dans l'apaisement des tensions intercoréennes, elle n'est plus désormais, selon Michel Rocard, qu'une machine à produire des normes, de la réglementations et à gérer de façon bureaucratique les échanges économiques entre les pays qui la composent, après avoir aussi développé un espace frontalier commun, Schengen. L'Europe s'est recroquevillée sur elle-même et l'accueil exceptionnellement généreux de milliers de refugiés ne lui pas pour autant donner plus d'envergure sur le plan international.
Conscients sans doute de cette dérive de l'Europe politique, contestée par ailleurs par l'exigence nationaliste et souverainiste qui se développe d'année en année, les anglais pensent déjà et majoritairement à s'en détacher. Ils le diront sans doute par référendum. Et l'Europe ne se remettra sans doute jamais de cette épreuve. Les anglais, conscients du rôle qu'ils pourraient jouer sur le plan international, n'acceptent plus d'être bridés par l'inertie de la politique internationale conduite dans le cadre des institutions européennes.
L'Europe manque cruellement de leadership. Si l'Allemagne constitue incontestablement l'attelage économique du continent, il reste qu'elle n'incarne pas, notamment pour des raisons historiques,  ce rôle sur le plan politique et encore moins international. Et les années à venir risquent d'être encore plus cruelles pour l'Europe. Les nationalistes se retrouveront pratiquement majoritaires dans de nombreux pays et la construction européenne sera sans doute et pour longtemps définitivement gelée.Il n'y plus d'Europe! Mais de quoi parle-t-on? Cette sentence sans appel prononcé sur un plateau de télévision par l'ancien premier ministre français Michel Rocard illustre, si besoin est,  l'impasse dans laquelle se trouve la construction européenne qui n'arrive plus à dégager de consensus sur les grandes questions d'actualité internationale. L'Europe a disparu des écrans radars et contrairement aux Etats-Unis, à la Russie ou encore à la Chine, elle est désormais absente sur tous les terrains de conflits dans le monde. Elle ne dégage même plus de conduite commune  à tenir vis-à-vis  de la question des réfugiés qui déferlent par dizaines de milliers sur le vieux continent, fuyant souvent la guerre mais aussi la misère et prêts à tous les sacrifices pour un rêve qui vire souvent au cauchemar.
Doublée par la Russie sur la question syrienne, absente au Proche-Orient notamment sur la question palestinienne, malmenée par Obama en personne sur le rôle néfaste qu'elle a joué en Libye notamment à cause des initiatives françaises qui ont poussé à l'intervention militaire, n'ayant aucun rôle à jouer en Asie notamment dans l'apaisement des tensions intercoréennes, elle n'est plus désormais, selon Michel Rocard, qu'une machine à produire des normes, de la réglementations et à gérer de façon bureaucratique les échanges économique entre les pays qui la composent, après avoir aussi développé un espace frontalier commun, Schengen. L'Europe s'est recroquevillée sur elle-même et l'accueil exceptionnellement généreux de milliers de refugiés ne lui pas pour autant donner plus d'envergure sur le plan international.
Conscients sans doute de cette dérive de l'Europe politique, contestée par ailleurs par l'exigence nationaliste et souverainiste qui se développent d'année en année, les anglais pensent déjà et majoritairement à s'en détacher. Ils le diront sans doute par référendum. Et l'Europe ne se remettra sans doute jamais de cette épreuve. Les anglais, conscients du rôle qu'ils pourraient jouer sur le plan international, n'acceptent plus d'être bridés par l'inertie de la politique internationale conduite dans le cadre des institutions européenne.


L'Europe manque cruellement de leadership. Si l'Allemagne constitue incontestablement l'attelage économique du continent, il reste qu'elle n'incarne pas, notamment pour des raisons historiques,  ce rôle sur le plan politique et encore moins international. Et les années à venir risquent d'être encore plus cruelles pour l'Europe. Les nationalistes se retrouveront pratiquement majoritaires dans de nombreux pays et la construction européenne sera sans doute et pour longtemps définitivement gelée.

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