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L'apaisement, oui, mais sous d’autres latitudes

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La relation entre la France officielle mais pas que et l’Algérie émergente ne sera pas apaisée de sitôt. La conjoncture lui est particulièrement défavorable. Et ceux qui en Algérie seraient séduits par les visites récentes de responsables français dans notre pays devraient aussi prendre acte d’éléments  concordants qui semblent confirmer qu’il ne pourrait s’agir là que d’un nouveau chapitre écrit à Paris, Tel-Aviv et accessoirement Rabat d’une partition dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle n’est aucunement acquise à l’apaisement souhaité de part et d’autre.



Quelle est donc cette conjoncture politique française dont l’un des marqueurs est une haine de l’Algérie devenue viscérale et qui hypothèque définitivement toute perspective de développement durable de la relation avec l’Algérie.

Premièrement, il y’a une France qui part en vrille, se déclasse sur le plan international et se paupérise et qui n’a rien d’autre à offrir à ses concitoyens notamment ceux laminés par une politique économique qui a plutôt favorisé les plus nantis qu’un discours de haine à l’égard d’un pays définitivement libéré de toute tutelle, qui construit sa route persévérante vers le progrès et s’inscrit dans un nouveau paradigme dont l’ancienne puissance coloniale est exclue, poussée il est bien vrai dans cette voie par de grandes puissances économiques qui à l’instar de la Russie, la Chine et même les États-Unis n’ont pas de contentieux historique avec un pays continent qui consacre ses efforts à son développement et qui ne cherche personne.

Le contexte politique et économique français actuel n’engendrera probablement donc pas d’une relation bilatérale apaisée pour ces raisons évidentes.

Deuxièmement, une décision politique interne qui n’appartient plus à des personnalités politiques qui bien qu’aux manettes n’ont pas de soutien politique au sein d’une assemblée nationale qui leur est défavorable et qui bride leur marge de manœuvre notamment sur le plan diplomatique lorsque se manifeste une volonté, feinte ou réelle, d’ouverture et d’apaisement.

Les atermoiements et changements récents observés dans les déclarations et postures de responsables français démontrent qu’il n’y a plus de curseur et qu’en la matière il faut obéir aux plus offrants et espérer, pour certains, que d’éventuelles « sanctions américaines contre l’Algérie » n’affaiblissent ce pays qui refuse toute ingérence extérieure pour porter enfin l’estocade.

L’hypothèque de cette relation bilatérale est également causée par ce  discours récurent anti algérien et anti indépendance de l’Algérie qui continue aidé en cela par des entités comme le CRIF et le Likoud, le rêve d’une époque révolue et comble de l’ironie, un récit qui ose en pleine déliquescence interne parler de faillite de l’Algérie alors que la véritable faillite est déjà installée en France et commence même à produire ses effets dévastateurs comme la dislocation d’une communauté nationale, l’exacerbation des colères par le discours de haine et la dérive inexorable du centre de gravité politique de l’hexagone vers l’extrême droite, dérive annonciatrice de ce fascisme qui vient.

Les tenanciers de l’auberge de la haine dont tout le monde connait l’identité, qu’ils soient politiques de droite, de gauche, oligarques qui ont fait main basse sur la majorité des médias et confisqué la liberté d’expression chez ceux qui prétendent vouloir la défendre chez les autres, sionistes, parfois catholiques et de souche, pedocriminels, libéraux, intellectuels de droite comme de gauche sont tous convertis à la musique ambiante, un mélange détonnant de sionisme, de rancœur, de fascisme et de haine des autres, des musulmans, des algériens et de l’Algérie riche, prospère, riche et indépendante.

Et ce groupe de personnes et d’institutions est  à la manette dans ce qui ressemble à une véritable cabale montée contre l’Algérie, un tir croisé ininterrompu dans lequel s’implique tout ce que la France de 2026 a produit de politiques et d’intellectuels.

Lorsque l’on entend, par exemple, Marine Le Pen qui a été battue à deux reprises à l’élection présidentielle française,  livrer en guise d’analyse de la situation que traverse son pays une diversion en bonne et due forme qui consiste à parler de l’Algérie, l’on comprend le degré de soumission de la famille politique que cette femme prétend représenter  aux lobbies qui dirigent véritablement la France.

Tous s’unissent autour d’un leitmotiv, faire barrage à l’Algérie qui inéluctablement va émerger et réaliser la prouesse qu’ils redoutent le plus, dépasser la France qui sera redevenu un pays en récession que tous les indicateurs actuels au rouge annoncent déjà.

Enfin dernier élément défavorable, la volonté de ces milieux politico-médiatiques français d’installer non seulement les turbulences de la relation bilatérale dans la durée mais de faire aussi de l’Algérie le thème de la prochaine présidentielle de leur pays.

Ces haineux utilisent déjà des termes qui rappellent la nuit coloniale et osent parler de dossier algérien et de question algérienne voulant faire ainsi croire à leur opinion que la France n’a pas perdu pied en Algérie et qu’elle y a toujours ses relais actifs.

Ils veulent parler de l’Algérie comme ils parlent habituellement de leurs départements et territoires d’outre-mer, comme ils disent, en attendant que la fièvre indépendantiste ne s’empare de ces contrées.

D’autres éléments sont à mettre en exergue mais tout ce qui est coalition hybride et contre nature est voué à implosion comme par exemple ces personnalités que tout sépare et qui dans une coalition temporaire d’objectifs convergents s’unissent contre l’Algérie.

Que faire face à ce déferlement de haine.

Les forces du mal sont puissantes et présentes. Et la vigilance doit être de mise et le principe de précaution toujours adopté.

L’Algérie est un pays de paix qui aspire à la paix. La voie est évidente. Elle est déjà toute tracée. Elle est celle de nos ancêtres qui en burnous et en djellabas ont déjà dit non, il y’a déjà bien longtemps de cela, à ceux qui ont voulu usurpé notre terre et qui ont été nos bourreaux.

Bien que les enjeux soient toujours les mêmes le mode opératoire à quant à lui évoluer.

La politique de développement économique, social et de montée en puissance de notre armée est la meilleure réponse à cette situation conjoncturelle. Ces efforts nous permettront d’assurer notre autonomie stratégique, économique politique et sociale et nous défendre le cas échéant contre toute tentative d’atteinte à ce pays continent.


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